Nouvelles

Madonna :a la recherche d'une mère porteuse!

mereporteuse.infoDéjà maman de quatre enfants, Madonna rêve d'agrandir sa petite famille. La star serait actuellement à la recherche d'une mère porteuse...

Madonna est prête pour pouponner à nouveau ! La star aimerait avoir un cinquième enfant...

Selon l'édition anglaise du magazine Grazia, la chanteuse étudierait toutes les possibilités qui s'offrent à elle pour agrandir sa famille : "Madonna veut un bébé toute seule alors elle voit un expert en fertilité pour discuter des différentes solutions," a confié une source proche de la star au magazine.

Il est vrai à qu'à 51 ans, Madonna est bien consciente qu'elle ne pourra certainement plus donner naissance à un enfant... Et c'est en discutant avec Sarah Jessica Parker que la Madone aurait décidé de faire appel à une mère porteuse !

Car la star de Sex and the City est maman de deux jumelles depuis juin dernier en ayant eu recours à ce procédé. Ce qui aurait donné envie à Madonna de faire de même ! "Elle a décidé de poursuivre l'idée d'une mère porteuse, après avoir été présentée à Sarah Jessica Parker par leur ami commun, l'épouse de Jerry Seinfield," a expliqué cette même source.

Rappelons que l'ex de Guy Ritchie est déjà maman de quatre enfants : Lourdes, Rocco, David et Mercy James. Et c'est face aux difficultés rencontrées pour adopter cette dernière au Malawi que la chanteuse aurait renoncé à l'adoption.

Des mères porteuses clandestines en France

ROME, Jeudi 15 septembre 2005 (ZENIT.org) - « Les pouvoirs publics veulent éviter les trafics d’enfants », mais il existe en France des mères porteuses clandestines, indique la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org qui cite) « L’Express ».

Pour certaines femmes, n’ayant pas d’utérus, par exemple, le recours aux mères porteuses est une nécessité pour avoir un enfant issu du couple, déclare le magazine l’Express. Un marché souterrain existe donc en France. Anne Vidalie tente de faire un état des lieux de ce marché. Elle a interrogé de nombreux couples en mal d’enfants, et des mères porteuses actives ou candidates.

Il en ressort que les motivations des uns et des autres sont très variées. Cela va du couple qui veut un bébé plus rapidement que l’adoption et est prêt à accepter d’inséminer une autre femme, au couple homosexuel qui ne trouve pas d’autre moyen pour avoir un enfant à la maison, en passant par ceux qui veulent un enfant de leur couple, en passant par une fécondation in vitro (FIV) pour obtenir un embryon, qui sera replacé dans l’utérus de la mère porteuse, qu’ils appellent la "fée", la "marraine" ou la "nounou".

Pour les mères porteuses les motivations avouées sont "permettre à un couple de connaître la joie d’être parents", ou un "besoin d’argent de manière urgente".

La procédure, en France, passe souvent par Internet pour contacter les mères porteuses, qui reçoivent de nombreuses demandes. Ce sont elles qui choisissent les parents de leur bébé, en fonction de leur affinité avec le couple, ou du montant de l’indemnité, qui varie entre 15 et 30.000 euros.

Une fois inséminée la mère porteuse accouche sous X, tandis que le père ayant fourni les spermatozoïdes reconnaît officiellement l’enfant. Il est par contre plus difficile pour la mère finale d’adopter l’enfant de son mari, car le parquet français surveille ce genre de manipulations. « Une demande d’adoption, par l’épouse, de l’enfant de son mari déclenche à coup sûr une enquête très pointue. » déclare la juriste Françoise Dekeuwer-Défossez, spécialiste du droit de la famille. « Les pouvoirs publics veulent éviter les trafics d’enfants », explique-t-elle, «Or la gestation pour autrui [GPA] est considérée comme de la vente de bébés». Les associations et les médecins qui s’entremettent pour organiser une GPA risquent trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Le plus souvent les couples se tournent vers l’étranger, et vont dans des pays où la gestation pour autrui est autorisée. Aux Etats-Unis, où 18 états ont légalisé, celle-ci fait souvent l’objet d’un contrat officiel, prévoyant tous les cas de figure. La note peut aller jusqu’à 60.000 euros. Mais, au retour, la reconnaissance de leur enfant par l’État français n’est pas possible.

Pour le droit français, la mère est celle qui accouche. L’enfant reste donc avec la nationalité du pays où il est né. « Il y a un acharnement idéologique à ne pas reconnaître ces naissances », regrette Laure Camborieux, présidente de l’association Maïa, qui milite pour une légalisation de la GPA.

Si certaines histoires se terminent bien pour les nouveaux parents, ce n’est pas toujours le cas, la mère porteuse profitant de la clandestinité de l’opération en France. Et de nombreuses femmes décident de garder le bébé dont elles ont accouché, ou font monter les prix.

«Tout à leur désir de bébé, jamais ces hommes et ces femmes n’évoquent l’intérêt de l’enfant à venir. Comment vivra-t-il son histoire ? Comment assumera-t-il sa filiation ? Silence», remarque la journaliste de l’Express.

«Zone interdite» Mères porteuses: enquête

mereporteuse.infoAlors que la révision des lois de bioéthique de 1994 va être débattue à l'Assemblée nationale, «Zone Interdite» propose ce dimanche une enquête intitulée «Elles portent le bébé d'une autre: faut-il autoriser les mères porteuses?».

La gestation pour autrui et la procréation pour autrui, toutes deux regroupées sous l'expression «maternité pour autrui» est interdite en France depuis la loi de bioéthique de 1994. «Notre équipe a travaillé pendant près de un an sur le sujet, suivant notamment le parcours semé d'embûches de ces femmes qui proposent à des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant de louer leur ventre, souligne Mélissa Theuriau, présentatrice de "Zone Interdite". Nous sommes les premiers à avoir fouillé cette question, apportant ainsi notre pierre à l'édifice.»

La question dérange et divise. Pour l'occasion, un débat sera proposé en plateau depuis le Sénat entre des «pour» ( la Sénatrice Michèle André) et des «contre» (le pédopsychiatre Marcel Rufo). Une mère porteuse - elles sont plus d'une centaine à exercer illégalement en France - sera également présente. «Même grimée et maquillée afin de ne pas être reconnaissable, elle prend des risques à venir ainsi témoigner de sa situation», reprend Mélissa Theuriau.

«Si brillants soient-ils, Les Experts qui s'expriment sur le sujet ne sont pas concernés au premier chef par ce vécu, poursuit la journaliste. Moi, j'ai envie que cette mère porteuse m'explique quels sont les dommages, s'il y en a, d'un tel acte? Peut-on oublier ce que l'on est lorsque l'on porte un enfant pendant neuf mois? Que ressent un enfant porté sans amour?»

Un couple français sur cinq serait concerné par des problèmes d'infertilité. 300 à 400 couples partiraient hors de nos frontières pour avoir recours à une mère porteuse. «Ce document ne peut pas laisser indifférent. Il y a une hypocrisie sur le sujet qu'il faut affronter», insiste-t-elle. Un second reportage témoigne qu'aux États-Unis on ne se pose plus de question sur la commercialisation du corps. Comptez 12 000 euros pour vous «offrir» une mère biologique.

Les Français disent oui aux mères porteuses

mereporteuse.infoUn sondage publié par le Journal du Dimanche montre qu'une majorité de Français approuverait une légalisation de la gestation pour autrui.

Reconnue et largement pratiquée dans certains Etats américains, ou au Canada, légale bien que très encadrée dans plusieurs pays européens comme l'Angleterre, la Belgique ou plus récemment la Grèce, la gestation pour autrui reste en France au stade du débat. Avec de nombreuses craintes exprimées autour de cette pratique, comme le risque de pression financière sur les mères porteuses ou la difficulté à arbitrer, le cas échéant, entre une mère porteuse qui déciderait après l'accouchement de garder l'enfant, et les parents biologiques. Dans les pays qui reconnaissent la gestation pour autrui, ce problème a été réglé de manière très différente, depuis le cas des Etats-Unis où celle qui "prête" son utérus n'a aucun droit sur l'enfant, jusqu'à celui, radicalement opposé, de la Belgique où les parents biologiques n'ont aucun droit.

En France, la gestation pour autrui n'a pas été encouragée jusqu'à présent par l'Académie de médecine, consultée dans le cadre du réexamen de la loi de bioéthique de 2004, désormais prévue en 2010 : "Ce n'est pas un progrès scientifique. C'est un changement complet et inédit de relations humaines", analysait-elle dans un rapport. Elle avait soulevé par ailleurs des "arguments médicaux" particulièrement épineux comme les risques encourus par la mère porteuse, depuis l'éventualité d'une hémorragie à celle d'une césarienne, ou comme les risques encourus par l'enfant : à qui reviendrait la décision in fine en cas  de grande prématurité ou de malformation ? Refusant de trancher en conclusion de ce rapport, l'Académie avait renvoyé prudemment au législateur toute décision concernant les mères porteuses. Le débat se place en effet beaucoup plus sur le plan éthique que sur le plan technique. Reste qu'il passionne les Français. Et qu'ils ont, en l'occurrence, une opinion bien différente, comme le révèle un sondage publié par le Journal du Dimanche. Au sein de l'opinion publique, l'idée de légaliser les mères porteuses progresse.

Des cas emblématiques

L'étude réalisée début octobre par Adwise pour l'émission Zone interdite sur M6, et pour le JDD, révèle cet intérêt : deux sondés sur trois (66%) se disent favorables à la légalisation. Le soutien le plus élevé se trouve chez les femmes (68%) et dans la tranche d'âge des 25-34 ans (71%). Une majorité des sondés, 55% très exactement, se disent prêts àavoir eux-mêmes recours à une mère porteuse si la pratique devenait légale et qu'ils étaient eux-mêmes stériles. Le soutien à la pratique va jusqu'à admettre, pour plus d'un Français sur deux (52% des sondés) la possibilité de payer les mères porteuses. Ce qui est précisément l'un des points les plus polémiques, contre lequel s'est notamment élevée la philosophe Sylviane Agacinski, craignant le développement d'un véritable "marché des utérus", avec la tentation, pour des femmes pauvres, de porter l'enfant d'autrui contre de l'argent.

Jusqu'à présent, les couples en mal d'enfants ayant tenté l'expérience de la gestation pour autrui se sont heurtés en France à des barrières administratives et judiciaires infranchissables. Le ministère public peut ainsi, au nom de l'ordre public, contester la transcription à l'état civil français des actes de naissance d'enfants nés à l'étranger d'une mère porteuse. Une décision emblématique a été rendue en décembre dernier par la Cour de cassation sur le cas de deux petites filles venues au monde en 2000 d'un contrat tout à fait légal en Californie passé avec une mère porteuse. Lorsqu'elles sont nées, un juge californien a entériné leur filiation. Mais une fois en France, leur père a eu toutes les peines du monde à faire transcrire cet état civil sur les registres français ; la procédure judiciaire est d'ailleurs toujours en cours, la décision de la Cour de cassation ayant renvoyé le dossier à un échelon inférieur.

En mai dernier, le Conseil d'Etat s'est lui aussi prononcé contre la légalisation de la pratique des mères porteuses. "La prise en considération de l'intérêt de l'enfant et de la mère porteuse, principes fondamentaux qui sous tendent l'interdiction actuelle, conduisent à recommander de ne pas légaliser la gestation pour autrui", indiquait dans un rapport la plus haute autorité administrative française. Ce document avait été demandé par François Fillon dans le cadre du réexamen de la loi de bioéthique. Le Conseil d'Etat proposait néanmoins "des solutions ponctuelles" pour pallier les difficultés pratiques des familles voulant faire reconnaître des enfants nés d'une gestation pour autrui illégale. "On pourrait ainsi permettre la transcription de la seule filiation paternelle", suggérait le Conseil d'Etat. "A défaut de permettre la reconnaissance de la filiation maternelle, la mère d'intention pourrait bénéficier, à la demande du père, d'un jugement de délégation avec partage de l'autorité parentale".

Loi bioéthique : les principales propositions du rapport Leonetti

mereporteuse.infoNon aux mères porteuses, recherches sur l'embryon soumises à dérogations... Les propositions de Jean Leonetti, rapporteur de la mission parlementaire sur la révision des lois bioéthiques doivent être votées mardi par les députés membres de la mission.

C'est la dernière étape avant le débat au Parlement et la révision législative prévue courant 2010. Les propositions du rapporteur de la mission parlementaire sur la révision des lois bioéthiques, Jean Leonetti doivent être votées mardi en fin de journée par les députés membres de la mission. Sur les 94 propositions, voici les principales.

Assistance médicale à la procréation

  • - Poser dans la loi que la finalité du recours à l'AMP est d'ordre médical.
  • - Assouplir les conditions que les couples doivent remplir pour accéder à l'AMP: ne plus exiger deux ans de vie commune pour les couples pacsés et, dans les autres cas, admettre des exceptions pour raisons médicales ou d'âge.
  • - Autoriser le transfert post mortem d'embryon à titre exceptionnel lorsque le projet parental a été engagé mais a été interrompu par le décès du père. Encadrer cette procédure par des délais stricts.
  • - Maintenir l'interdiction de l'insémination post mortem.
  • - Prendre en compte dans la loi "l'intérêt de l'enfant à naître" dans les décisions relatives à l'AMP.
  • - Maintenir l'anonymat du don de gamètes (spermatozoïdes et ovules).

Gestation pour autrui

Maintenir l'interdiction de la gestation pour le compte d'autrui (mères porteuses).

Diagnostics avant la naissance

  • - Maintenir l'encadrement actuel du diagnostic préimplantatoire (DPI) et notamment l'absence de liste des maladies susceptibles de faire l'objet de ce diagnostic.
  • - Permettre qu'à la recherche d'une maladie génétique gravement invalidante identifiée dans la famille, soit adjoint le dépistage de la trisomie 21. Cette recherche complémentaire pourrait être entreprise sous réserve de l'existence de facteurs prédisposants à cette anomalie, comme l'âge de la femme.

Examen des caractéristiques génétiques

Confier à l'Agence de la biomédecine le soin d'exercer une veille permanente sur les tests génétiques proposés en particulier sur Internet.

Recherche sur les embryons humains et les cellules embryonnaires

  • - Maintenir le principe de l'interdiction de la recherche sur l'embryon. Autoriser les recherches à titre dérogatoire, sans encadrer cette dérogation par des délais.
  • - Maintenir l'interdiction du clonage d'embryons humains
  • - Interdire la création d'embryons pour la recherche.

Don d'organes

Autoriser les dons croisés d'organes ayant fait l'objet d'un consentement préalable, libre et éclairé de chaque membre des deux couples sous le contrôle du Tribunal de grande instance, l'anonymat étant préservé.

Neurosciences

  • - Confier à l'Agence de la biomédecine une mission de veille éthique dans le domaine des neurosciences.
  • - Limiter l'utilisation des techniques d'imagerie cérébrale à des fins médicales

Le combat d'un couple pour légaliser les mères porteuses

Les Mennesson ont eu des jumelles grâce à une mère porteuse américaine. Depuis, les ennuis judiciaires s'enchaînent. Ils publient leur histoire, pour ouvrir le débat

Sylvie et Dominique Mennesson voulaient être parents. Mais Sylvie est infertile. En 1998, ils décident de recourir à un mère porteuse dans un endroit où cela est autorisé : la Californie. Après trois ans d'attente, ils ont des jumelles. Depuis, la justice française les harcèle. Elle conteste leur filiation. La Cour de cassation rendra dans les prochains jours un arrêt décisif. Les Mennesson, qui ont fondé l'association Clara, racontent à cœur ouvert leur parcours dans un livre intitulé Interdits d'enfants*.

Lci.fr : Qu'avez-vous ressenti le jour où vous avez appris votre infertilité définitive ? Sylvie Mennesson : Atteinte du syndrome MRKH**, je me doutais que si je voulais des enfants un jour, ce serait difficile. Difficile, mais pas impossible? Jusqu'à ce qu'une gynécologue me l'annonce brutalement, s'étonnant même qu'à l'approche de la quarantaine je ne le sache pas encore. Personne ne me l'avait dit ! Le ciel m'est tombé sur la tête. Ça fait très mal.

LCI.fr : Plutôt que l'adoption, au processus très long, vous songez très vite à recourir à une mère porteuse. Mais c'est interdit en France. Débute alors un parcours du combattant…

S.M. : Il ne faut surtout pas croire que c'est un chemin pavé de roses. Quand j'entends certains nous dire "holala, après les femmes vont pouvoir le faire par convenance, par confort", ils ne s'imaginent pas ce que c'est. Ce n'est pas un presse-bouton qui vous livre un bébé neuf mois plus tard. Il faut s'investir à fond, cela prend beaucoup plus de temps qu'une simple grossesse.

Physiquement, moralement et financièrement, c'est éprouvant. On se demande en permanence si cela va marcher. Il faut trouver la mère porteuse, il faut ensuite que la relation prenne entre celle qui va porter l'enfant et celle qui va l'élever. On est toujours dans l'attente car on s'en remet à d'autres, à des cliniques, à des médecins, à des avocats, à une autre femme … Une femme qui se trouve à des milliers de km de vous. Ma grande terreur était qu'il arrive quelque chose à notre mère porteuse, Mary, ou aux fœtus. On a un immense sentiment d'impuissance.

LCI.fr :la Californie pour recourir à la gestation pour autrui (GPA) ?

S.M. : En 1999, c'était l'Etat le plus en pointe dans ce domaine. Ils avaient déjà un recul d'une vingtaine d'années sur les conditions médicales et sur l'encadrement légal. On savait que les actes de naissance seraient délivrés à nos noms avant la naissance. Ce processus garantit à chacun ses droits : à la mère porteuse, aux parents et aux enfants. Personne ne peut se défausser de ses responsabilités s'il y a un problème, par exemple si l'enfant naît handicapé. C'est beaucoup plus clair et transparent qu'en Belgique, par exemple, où je travaillais à l'époque et où les médecins m'avaient proposé de tenter la GPA, mais sans fournir aucune garantie que nous serions les parents légaux ensuite.

LCI.fr : Vous avez fini par trouver votre "fée", Mary, déjà mère de quatre enfants. Et le 1er mars 2000, vous apprenez que le protocole médical a marché. Elle attend des jumelles. Vous lâchez alors cette phrase : "Nous sommes bel et bien enceintes!"…

S.M. : J'étais en fusion avec elle ! Pour elle, c'était un phénomène physique et pour moi un phénomène psychique. J'ai regretté une seule chose : ne pas pouvoir être présente auprès d'elle pendant tout ce temps là.

LCI.fr : Vous êtes aussi allés en Californie parce qu'on vous avait assuré que vous n'auriez aucun problème légal pour rentrer en France. Sauf que, dès le passage au consulat, la machine s'enraye…

S.M. : Il semblerait qu'une circulaire émanant du ministère des Affaires étrangères ait été envoyée peu de temps avant à tous les consulats pour détecter le phénomène des mères porteuses. Du coup, dès qu'une personne arrivait au consulat pour demander la transcription des actes de naissance de ses enfants, elle était suspectée. On a voulu nous faire signer de fausses déclarations pour pouvoir nous faire condamner ensuite. On a eu le sentiment qu'on voulait nous piéger. Au lieu de remettre en cause la loi de bioéthique de 94 qui interdit la GPA en France, loi qui ne fonctionne à l'évidence pas puisque les couples vont à l'étranger, ils ont tout fait pour nous coincer. On nous a même poursuivis au pénal ! On nous a pourchassés comme des criminels.

LCI.fr : Vous avez eu peur que l'on vous retire vos enfants?

S.M. : Jusqu'à l'obtention d'un non-lieu au pénal, nous avons vécu quatre ans dans une angoisse terrible. Ce que nous disaient les juges, la police, le parquet, était horrible. Nous avions peur et honte à la fois… A tel point que nous avions pris des dispositions pour partir vivre aux Etats-Unis si nécessaire. Nous avions même prévu la garde de nos enfants par un membre de notre famille au cas où nous irions en prison.

LCI.fr : Après six ans d'enfer judiciaire, le 25 octobre 2007, jour de l'anniversaire de vos filles, la cour d'appel de Paris vous livre un magnifique cadeau…

S.M. : La cour d'appel a, en effet, confirmé le jugement du tribunal en jugeant irrecevable la demande du parquet qui voulait annuler la transcription des actes de naissance au nom de l'intérêt supérieur des enfants. C'est une décision primordiale, qui consacre justement l'intérêt de l'enfant, et qui met en échec la loi de bioéthique votée en 94. Le problème, c'est que le parquet a déposé un pourvoi en cassation.

LCI.fr : Cour de cassation qui se prononcera dès le mois prochain, dans le cadre d'une procédure d'urgence. C'est bon signe ?

S.M. : Oui, c'est un signe, mais en même temps nous avons appris par notre avocat que cela se faisait assez fréquemment dans les cas où des enfants sont impliqués.

LCI.fr : Avant même que la cour de cassation ne se prononce, votre histoire a semble-t-il relancé le débat sur la légalisation de la GPA

S.M. : Deux mois après la décision de la cour d'appel, le Sénat a lancé un groupe de travail. Son rapport est attendu ces jours-ci. De leur côté, les députés continuent les auditions de spécialistes. Par ailleurs, des instances scientifiques comme l'Académie de médecine ou le Conseil consultatif national d'éthique se sont mis à plancher sur la question. Le débat s'ouvre enfin. Le droit doit suivre l'évolution de la société et non pas la freiner. En quelques années, de nombreux pays ont adopté la GPA : beaucoup d'Etats américains, la Grèce, la Roumanie, l'Inde, bientôt la Chine, la Belgique réfléchit…. La France doit s'y mettre.

Bien sûr, cela remettrait en cause certains dogmes relatifs à la filiation en France comme celui selon lequel la mère est celle qui accouche. Mais si le don de gamètes est autorisé en France pourquoi ne pas autoriser la gestation pour autrui ? Nous avons d'ailleurs fait des comparaisons financières pour montrer que la GPA coûterait moins cher à la société que de recourir à de multiples FIV dont on sait qu'au final elles ne donneront rien.

LCI.fr : A-t-on idée du nombre de couples dans votre situation aujourd'hui en France ?

S.M. : Pour ceux dont les enfants sont déjà nés, à l'étranger ou clandestinement en France, on évalue leur nombre à quelques centaines voire quelques milliers. Pas plus. En revanche, le pourcentage de femmes infertiles qui potentiellement pourraient y avoir recours est évalué à 0,2% de la population des femmes en âge de procréer. Ce n'est pas négligeable.

LCI.fr : Si vous gagnez en cassation, ferez-vous un troisième enfant ? En France ?

S.M. : Nous avons encore des embryons congelés qui nous attendent aux Etats-Unis. Nous sommes retournés là-bas l'été dernier pour voir comment les choses avaient évolué. Au mois d'octobre, nous avons été brutalement échaudés par le pourvoi du parquet. Nous allons attendre l'arrêt de la cour. S'il nous est favorable, nous essaierons d'avoir un autre enfant par GPA, mais je ne pense pas que ce sera en France car le temps que la loi change et que les décrets d'application soient pris, cela nous emmènera au moins à 2012. C'est trop loin pour nous.

*Interdits d'enfants, Sylvie et Dominique Mennesson, coll document chez Michalon, 17 euros

**une malformation qui touche à la naissance une femme sur 5000 et qui entraîne parfois une inversion spatiale des organes (le cœur à droite) mais surtout une atrophie de l'appareil reproducteut.

MÈRES PORTEUSES: LA POLÉMIQUE

mereporteuse.infoLe 11 mars denier, l’Académie de médecine a rendu un avis négatif sur la légalisation de la gestation pour autrui. Mercredi dernier, Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille,s'est déclarée favorable à la légalisation, pour des raisons médicales et sous réserve que cette pratique soit encadrée.

La loi de bioéthique devant être révisée l’an prochain, le débat se fait plus que polémique. Certains sont farouchement opposés aux mères porteuses, d’autres souhaitent une légalisation très encadrée. Quels sont les arguments des uns et des autres ? Qui sont les mères porteuses ? Découvrez notre dossier spécial.

Jennifer Lopez une nouvelle fois maman

mereporteuse.infoLa grossesse ne repassera pas par Jennifer Lopez... Elle a beau vouloir un autre enfant, cette fois-ci elle ne compte pas le porter mais plutôt suivre l'exemple de Ricky Martin ou encore Sarah Jessica Parker c'est à dire recourir à une mère porteuse.

Mais dans son cas à elle, ce recours ne serait pas pour une raison médicale, loin de là. Elle ne souhaiterait tout simplement pas faire revivre une grossesse à son corps.

Elle a dû garder un mauvais souvenirs des kilos engrangés lorsqu'elle attendait ses jumeaux et qu'elle a eu énormément de mal à perdre...

Les News Grossesse bébé

Les mères porteuses : une pratique dégradante?

mereporteuse.infoLe journal La Croix consacre dans son édition du 16 avril une double page au marché des mères porteuses en Ukraine, pays qui autorise cette pratique. On y découvre que les Ukrainiennes "louent" leur ventre pour améliorer leurs conditions de vie. La philosophe Sylviane Agacinski dénonce un "commerce dégradant" dans une interview accordée au même journal.

"En Ukraine, des femmes louent leur ventre". C'est ainsi que la Croix titre son reportage sur les mères porteuses en Ukraine, pays où cette pratique est légale. Le Journal note : "La loi ukrainienne est parmi les plus libérales d'Europe. Elle permet de recourir à la gestation pour autrui quasiment sans limitation". En pratique ? "Les futurs parents et la mère porteuse doivent conclure un contrat devant notaire. Puis l'enfant est enregistré par état-civil ukrainien au nom des parents."

On peu estimer que chaque année, "de 30 à 50 enfants naissent à l'issue d'une gestation pour autrui, dont une dizaine pour les couples étrangers" estime le quotidien.

Les femmes qui témoignent avouent porter des enfants pour d'autres couples pour améliorer leurs conditions matérielles. Ainsi, Alessya, mariée et mère de deux enfants, confie : "C'est le seul moyen pour moi d'avoir un toit pour mes enfants", même si elle met en avant le fait d'aider une famille à avoir un enfant. De quoi conforter dans leurs idées les détracteurs de la gestation pour autrui qui dénoncent le risque de dérive mercantile...

Le quotidien publie une interview de la philosophe Sylviane Agacinsky, qui vient de publier un vibrant réquisitoire contre la gestation pour autrui (Corps en miettes, Flammarion, 2009), qu'elle qualifie de "commerce dégradant". Elle dénonce la "marchandisation" au coeur de cette pratique. Pour la philosophe, "la GPA porte atteinte à l'intégrité physique de la mère, en engageant profondément sa vie organique et psychique sans nécessité thérapeutique. Elle touche aussi à la dignité de l'enfant, sur la tête de qui un contrat a été passé".

En France, la gestation pour autrui est interdite. Il faut attendre la révision des lois de bioéthique en 2009 pour savoir si la justice va permettre cette technique de procréation.

Sarah Jessica Parker: son étonnant choix de mère porteuse

Sarah Jessica Parker: son étonnant choix de mère porteuse

mereporteuse.infoSarah Jessica Parker et son mari Matthew Broderick seront dans quelques mois les heureux parents de deux petites jumelles. Une nouvelle annoncée par le couple la semaine dernière qui confirme également avoir eu recours à une mère porteuse pour enfanter les deux futures tetes blondes.

A présent, le journal américain "Star" aurait découvert l'identité de la mère porteuse enceinte des jumelles à la place de l'actrice de "Sex and the City". Et la surprise st de taille puisqu'il s'agirait d'une rockeuse bisexuelle...aux cheveux roses !

Selon certaines sources, la "future maman" s'appellerait Michelle Ross et serait également pleine de tatouages. Sur son profil Myspace elle écrit : "J'ai les cheveux roses et des tatouages. Je porte des colliers avec des broches et j'aime les chaussures noires à talons et cloutées."

Michelle Ross serait déjà la mère d'un petit garçon de 4 ans et aurait déjà servie de mère porteuse pour un couple gay. "Elle dit vouloir aider aider les gens qui ne peuvent pas avoir d'enfant" explique l'homme qui a également révélé la bisexualité de la jeune femme.

Michelle Ross, quant à elle, n'a ni confirmé, ni démenti ces informations...

Tila Tequila mère porteuse pour son frère

mereporteuse.infoTila Tequila est très, très, très généreuse. La starlette de la télé-réalité a décidé d'offrir un petit bébé à son frère pour Noël.

La Voix de l'Enfant qui pour but de défendre les enfants en détresse, se rassure, Tila Tequila ne va pas participer à un trafic de bébés, mais elle va jouer le rôle de mère porteuse.

mereporteuse.infoComme c'est gentil de la part de la belle d'origine vietnamienne. Elle vient à la rescousse de son frère et sa belle-soeur qui ne parviennent pas à avoir un enfant. C'est gentil oui, mais c'est dangereux ! Qui serait assez inconscient pour laisser grandir son bébé dans ventre d'une femme qui s'amuse à faire un strip tease avec un couteau?

Toujours est-il que Tila Tequila est fière de sa grossesse. D'ailleurs, c'est elle qui l'a annoncée sur son Twitter : "Grande Annonce : je suis la mère porteuse de mon frère et sa femme. C'est mon cadeau de Noël pour eux. Je suis enceinte."

Attention Tequila, l'alcool est déconseillé aux femmes enceintes.

Michael Jackson : L mère de ses enfants déballe tout!

mereporteuse.infoDebbie Rowe, la mère porteuse des enfants dévoile tous les secrets de sa relation avec Michael Jackson! Découvrez son témoignage!

Eh oui... les secrets sur Michael Jackson ne tiendront pas très longtemps.

Une fois que le père, Jo, aura terminé de profiter de son fils (il prépare déjà un best-of video en "Blu-ray" comme il dit)... il se mettra à déballer tout ce qu'il sait et plus encore sur Michael... tout comme les autres le font déjà.

C'est Debbie Rowe qui ouvre le bal, la mère porteuse des deux premiers enfants de Michael, Prince et Paris. Voici son témoignage:

"Michael était divorcé, seul et voulait des enfants. J'ai été celle qui lui dit: "Je porterai tes enfants. Je lui ai offert mon utérus, c'était un cadeau. C'était quelque chose qui le rendait heureux. Je suis allée au "bureau" - c'est ainsi qu'on appelait la clinique- Ils m'ont inséminée. C'était comme avec mes juments, très technique. Tout comme je récupérais le sperme de mes chevaux...c'est ce qu'on m'a fait. J'ai été son pur-sang".

How romantic.... Et en ce qui concerne Michael et les enfants, c'est ici:

  • -Jackson n'a jamais eu de rapport sexuel avec elle, ni durant leur mariage, ni après.
  • -Elle lui a proposé de porter ses enfants après qu'il lui ait dit que sa première femme, Lisa Marie Presley lui ait refusé.
  • - Il a rapidement arrangé un mariage avec elle et l'a laissée tomber après la naissance de leur deuxième enfant, quand il a appris qu'elle ne pourrait plus enfanter.

"Après les problèmes de la seconde naissance, il a su que je ne pourrais plus lui donner d'enfants. Il n'avait plus rien à faire avec moi. Il a pris les enfants, a rompu le contrat, et m'a juste demandé de rester silencieuse."

" Il voulait prétendre que nous étions une famille. Mais on n'a jamais vécu ensemble comme un couple. On n'a jamais eu de rapports sexuels. Il était sur la route, faisait son truc. Il n'a jamais voulu vivre avec moi. C'est pourquoi il m'a acheté une maison. IL y avait toujours ma maison et sa maison, mais jamais notre maison. On pouvait se mettre au lit et lire des magazines, ou regarder des films, avec plein d'animaux autour de nous, avant que les enfants ne grandissent. On traînait ensemble. Mais c'était sa vie. C'est Michael. Ca se passait comme ça."

Au sujet des enfants, elle n'a pas l'intention de les revoir:

"Je n'ai jamais été une bonne mère, je n'ai jamais ressenti d'attachement pour eux. Je me sentais mieux de les lui donner plutôt que de les garder avec moi. Je sais que je ne les reverrai jamais. Je n'ai jamais été une mère. Je n'étais pas bonne. Je ne veux pas de ces enfants dans ma vie. Mes enfants sont mes animaux désormais."

Enfants nés de mère porteuse: le combat des Mennesson

mereporteuse.infoLa cour d'appel de Paris avait reconnu la filiation des Mennesson vis-à-vis de leur deux filles nées de mère porteuse aux Etats-Unis. Fin 2008, la Cour de cassation invalidait cette décision. Hier, la cour d'appel de Paris examinait de nouveau le dossier. Verdict mi-mars.

Tout a commencé il y a dix ans en Californie. Dominique et Sylvie Mennesson y voient naître leurs deux jumelles, Léa et Isa, du ventre de Mary, l'Américaine qui les a portées. Aux Etats-Unis, la gestation pour autrui (GPA) est légale. Mais le consulat de Los Angeles dénonce les Mennesson aux autorités françaises. A son retour, le couple est mis en examen pour "entremise pour des faits de gestation pour le compte d'autrui" et "simulation ayant entraîné une atteinte à l'état civil". Commence alors la bataille judiciaire, avec pour enjeu la transcription à l'état civil français des actes de naissances des deux fillettes. Une bataille dont les Mennesson gagnent les trois premières manches. Deux non-lieux sont prononcés en leur faveur, au pénal en septembre 2004, puis au civil en décembre 2005. Le 25 octobre 2007, la cour d'appel de Paris leur donne également raison: elle refuse l'annulation de la transcription des actes de naissance des enfants au service de l'état civil de Nantes. Mais le 17 décembre 2008, la Cour de Cassation vient briser les espoirs des Mennesson: elle invalide la transcription à l'état civil des actes de naissance des deux petites filles, reconnaissant au ministère public le droit d'invoquer le trouble à l'ordre public. Les Mennesson font appel de cette décision. C'est ce vendredi que leur cas était discuté devant la cour d'appel de Paris.

Pendant les débats, les époux Mennesson sont restés à l'extérieur de la salle d'audience. Assis sur le marbre froid d'un banc du palais de justice. "C'est difficile d'écouter le parquet encore une fois. D'autant que dans cette affaire, tout est irrationnel. Si on respectait simplement le droit, nous n'aurions aucun souci", explique Dominique, épuisé par ces dix années de procédure. Une procédure extrêmement coûteuse en argent, en patience et en énergie, qu'ils veulent voir prendre fin. "On en a marre de ce harcèlement. Il est temps de nous laisser vivre en paix ; de laisser notre famille tranquille." Calmes, un brin fatalistes, ils parlent de "perversité" lorsqu'ils évoquent une justice qui veut priver leurs filles de leur état civil français. "Ca n'a aucun sens." juge Sylvie. Dominique, lui s'en prend à l'argumentaire du parquet: "Ce qu'il craint, en nous donnant raison, c'est d'ouvrir la boîte de Pandore sur des sujets comme la polygamie. C'est une question très politique. Mais nous, derrière, il y a nos filles. Alors arrêtons de nous sortir un dogme!" Léa et Isa, elles aussi, voudraient que tout cela prenne fin. C'est ce qu'elles ont affirmé au juge qui les a entendues, à leur demande, il y a quelques semaines.

Au sortir de l'audience, leur avocate, maître Boudjerada se refuse à tout pronostic. "Vous savez, dans un procès aussi irrationnel..." Elle a plaidé le sursis à statuer, c'est-à-dire le report de la décision des juges. En effet, deux propositions de loi, déposées au Sénat, vont être discutées très prochainement. Des textes dans lesquels le cas des Mennesson est explicitement cité, et qui vont clairement dans le sens d'une légalisation de la GPA. Une décision qui, si elle était adoptée, permettrait de régler la situation de Léa et Isa. Et d'oublier l'épée de Damoclès qui menace la famille depuis dix ans: l'annulation de la filiation. Ce scénario noir, selon maître Boudjerada, "contraindrait Dominique et Sylvie à d'interminables procédures pour inscrire leurs filles où que ce soit, et surtout, les placerait devant un problème insoluble en cas de divorce ou de décès."

Le verdict sera rendu le 18 mars. Et si, pour l'heure, les Mennesson ne veulent "pas envisager de recours" avant la décision des juges, ils sont déterminés à aller jusqu'au bout de leur combat. "Vous savez, ça fait dix ans qu'on se bat, alors, on ne va pas lâcher."

Ces enfants nés de mères porteuses

mereporteuse.info

Parce que leur mère ne pouvait pas les porter, ils sont nés du ventre d'une autre femme, une mère porteuse. Comment ces enfants vivent-ils leur histoire peu banale? Enquête.

Pour eux, leurs parents ont bravé l'interdit. Violé la loi. Brisé le tabou. Parce que leur mère ne pouvait pas les porter, Isa, Léa, Lou, Antoine et Ophélie sont nés du ventre d'une autre femme. Nés de mère porteuse. La gestation pour autrui, interdite en France depuis 1991, légale ou simplement tolérée ailleurs, est au coeur des débats qui entourent la révision de la loi de bioéthique, programmée pour 2010. Elle figurera en bonne place dans le rapport que les états généraux de la bioéthique remettront dans quelques jours au président de la République. Déjà, elle déchaîne les passions, entre éthique et désir d'enfant, droit et émotion. Généticiens, gynécologues, juristes, philosophes, pédiatres et psychanalystes s'écharpent sur la question. Pétition contre pétition. Rapport contre rapport. Comment ces enfants vivent-ils leur histoire peu banale? Comment démêlent-ils l'écheveau de leur filiation? L'Express a enquêté auprès de trois familles.

Lou et Antoine, 5 ans et demi, Toulouse (Haute-Garonne)

"Quand j'étais dans ton ventre..." La première fois que Lou a prononcé ces mots, sa mère, Laure Camborieux, est allée chercher un album photo. Sur la première page figurent quelques lignes manuscrites en anglais: "J'ai commencé avec les images de ma famille, vous continuerez avec celles de la vôtre." Une jolie blonde en tenue de l'armée américaine sourit sur la photo. "Elle s'appelle Jackie. Elle vous a portés, ton frère jumeau, Antoine, et toi, parce que le ventre de maman était cassé", a expliqué Laure à sa fille.

Les clichés suivants racontent l'histoire tranquille d'une famille américaine du Texas. Le mariage de Jackie avec Kasey, militaire lui aussi. L'arrivée des enfants, Kyle et Lyndsey. La nouvelle maison. Les vacances. Laure, son mari, Michel, et leur fils aîné, Lucas, en visite à Wichita Falls. La première échographie des embryons, conçus avec les gamètes de Laure et de Michel, sur laquelle Jackie a ajouté quatre mots: "Hi, Mom and Dad! " -"Salut, maman et papa!" Les photos de Jackie enceinte, puis avec les deux nouveau-nés dans les bras. Laure et ses bébés, à la maternité. "C'est moi que les médecins félicitaient, se souvient-elle. Tout s'est passé comme si j'avais accouché." Des cartes d'anniversaire se sont glissées entre les pages de l'album. "Lou et Antoine, nous sommes impatients de mieux vous connaître et de vous accueillir dans notre famille ", espère l'une d'elles. Lou, le sourire espiègle sous la frange blonde, s'impatiente: "Dis, maman, quand est-ce qu'on ira les voir?" Le voyage se fait attendre. "Entre les travaux dans la maison et notre chaudière qui a explosé, ce ne sera encore pas pour cet été, soupire Laure. Peut-être pour Noël."

Seul Lucas, 9 ans, figure sur le livret de famille de ses parents. Pas les jumeaux, dotés d'actes de naissance et de passeports américains. "Cela ne nous a pas empêchés de les inscrire à l'école et à la Sécurité sociale, souligne leur mère. Comme beaucoup de familles, on se débrouille avec ces papiers étrangers, sans nous risquer à demander la transcription à l'état civil français. Et on refuse de se prendre la tête au quotidien pour éviter que notre stress ne rejaillisse sur nos enfants..."

Des garçons et des filles nés, comme eux, de mère porteuse, Lou et Antoine en côtoient à travers l'association Maia, fondée par Laure pour soutenir les couples en mal de fertilité. Le 9 mai, une vingtaine de familles se sont retrouvées pour un pique-nique champêtre près de Montpellier. "Ce n'est pas si facile d'expliquer à ces petits qu'ils sont nos enfants, même si nous ne les avons pas portés", reconnaît Laure. Pour faciliter la tâche des parents, Maia vient de publier un livre pour enfants consacré à la gestation pour autrui. Son titre? Dans notre histoire, il y a... Nounou et nous.

Enquête au long cours

Depuis huit ans, la psychologue britannique Susan Golombok planche sur le délicat sujet des enfants nés de mère porteuse ou conçus grâce à un donneur de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). A la tête du Centre de recherche sur la famille de l'université de Cambridge, elle mène une patiente enquête auprès de 190 foyers afin d'évaluer, année après année, le développement psychologique des petits et la qualité de leurs relations avec leurs pères et mères. Conclusion des quatre premiers bilans, effectués pour les 1er, 2e, 3e et 7e anniversaires des enfants: RAS, tout va bien. "Quand les protocoles de gestation pour autrui sont correctement pensés, que la famille de la gestatrice comme les parents intentionnels sont solidement accompagnés, les choses se passent bien pour tout le monde", estime la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, auteur de Famille à tout prix (Seuil). Reste à espérer que l'adolescence ne vienne pas troubler cette belle harmonie familiale...

Ophélie, 9 ans demi, Bordeaux (gironde)

mereporteuse.infoMerci, MSN et Internet! Par messagerie et webcam interposées, Ophélie passe des heures à bavarder et à blaguer avec son cousin Martin, 14 ans. Elle, à Bordeaux. Lui, à Lille. Ces deux-là s'adorent, malgré les cinq années et les 800 kilomètres qui les séparent. "Martin, c'est mon cousin-frère!" claironne la blondinette aux yeux verts. Elle explique: "J'étais dans le ventre de sa maman, ma tata Marylène, quand j'étais un oeuf. Je le sais, maman m'a tout raconté."

Nathalie n'a rien caché à sa fille. Ni Jeanne, la soeur aînée, décédée à 4 mois d'une méningite foudroyante. Ni le bébé mort-né et l'accouchement dramatique qui lui a coûté son utérus. Ni ses tribulations sur les chemins de la gestation pour autrui, entre France et Belgique. Ni le rôle joué par Marylène, qui a porté l'embryon de Nathalie et de son mari, Vincent. "C'est pas ma tata-maman, précise Ophélie. C'est ma tata normale." La petite fille sait aussi que sa tante a accouché sous X et que sa mère a dû l'adopter.

Elle adore écouter, encore et encore, l'histoire de cette grossesse pas comme les autres. La cassette que Nathalie avait enregistrée et que Marylène posait, tous les soirs, contre son gros ventre, pour que le bébé entende la voix de ses parents, les chansons de sa maman et les bruits de la maisonnée. Le bouton que sa mère a pris le temps de recoudre sur son manteau, dans la salle de travail de la maternité, tout en rigolant avec Marylène. L'arrivée précipitée d'Ophélie à 16 heures - "l'heure du goûter." Son premier "areuh" dans les bras de sa mère, sous le regard complice de l'équipe médicale.

Du haut de ses 9 ans, Ophélie lâche que "la loi n'est pas juste". Qu'une maman devrait pouvoir en aider une autre, comme dans d'autres pays. "J'ai l'impression d'être la seule, en France, à être née comme ça..." souffle-t-elle. L'autre jour, à l'école, une de ses copines a fait un exposé sur la naissance des bébés. Elle a dit que les mères porteuses, c'est pas bien, c'est interdit. Ophélie n'a pas bronché. "C'était dur", confie-t-elle. Même à Juliette, sa meilleure copine, elle n'a jamais confié son secret. Elle le lui dira peut-être "Mais seulement quand la loi aura changé."

Léa et Isa, 8 ans et demi, Maisons-Alfort (Val-de-Marne)

Léa empoigne ses stylos feutre pour mimer l'histoire de sa naissance: "Celui-ci, c'est maman, celui-là, papa, et, là, c'est le docteur." Sur la nappe bleue et jaune de la salle à manger, les crayons prennent vie entre ses mains. "Vous ne pourrez pas avoir d'enfant ici, a dit le docteur, vous devez aller aux Etats-Unis." Un quatrième feutre entre dans la danse. "En Californie, papa et maman ont rencontré Mary. C'est elle qui nous a portées, ma soeur Isa et moi, dans son ventre. Et puis, Mary a accouché, on est nées, et tout le monde était content!" Satisfaite de son petit numéro, Léa retourne aux aventures de Super Patate, le petit personnage qu'elle a inventé et dont elle déroule les tribulations sur son blog. Isa, plongée dans un dessin, relève la tête pour apporter sa contribution médicale au récit: "Maman n'avait pas la poche avec laquelle on fait les bébés. Mary lui a prêté la sienne." N'ont-elles pas oublié un personnage clef de ce roman familial? "Ah, oui, Anna, celle qui a donné la graine." Anna, une Française installée à Washington, dont les ovocytes ont permis leur conception.

Isa et Léa connaissent bien Mary et Anna, les deux femmes sans lesquelles elles n'auraient jamais vu le jour. Anna, une amie de Sylvie, habituée des allers-retours Paris-Washington, arrive dans quelques jours. Le 11 juillet, Isa, Léa et leurs parents, Sylvie et Dominique Mennesson (1), s'envoleront pour les Etats-Unis. Direction Orlando (Floride), où Mary, ex-infirmière et mère de quatre enfants de 16 à 24 ans, tient désormais un restaurant avec son nouveau mari. Il y a deux ans, sa fille Megan est venue jouer les baby-sitters auprès d'Isa et de Léa pendant trois mois. Inutile, pourtant, de demander aux jumelles quelle place occupent Anna et Mary dans leur arbre généalogique. "Ce sont des amies, pas des tatas", lâchent-elles sur le ton de l'évidence.

"Elles parlent moins d'Anna que de Mary, observe Sylvie en couvant du regard ses deux feux follets aux longs cheveux bruns. Sûrement parce que le don de gamète est légal, alors que la gestation pour autrui est interdite en France, ce qu'elles savent parfaitement." Isa et Léa sont très fières de leur passeport américain. Fières d'être citoyennes des Etats-Unis, même si elles ont aussi une carte d'identité française. "A leurs yeux, la France est le pays où l'on cause des ennuis à leurs parents", explique Dominique, leur père, épuisé par une guérilla judiciaire de huit années autour de la transcription, à l'état civil, des actes de naissance américains de ses jumelles. En jeu: l'établissement de leur filiation au regard du droit français. Et le droit, tout simplement, de figurer sur le livret de famille de leurs parents.

Le marathon n'est pas fini. Le 17 décembre dernier, de cassation a invalidé la transcription. "Ce soir-là, Isa voulait jouer aux devinettes, raconte Dominique. Je lui ai dit que ce n'était pas le bon moment, que j'étais triste. Elle m'a répondu que le jugement lui avait fait de la peine à elle aussi, mais que, justement, les devinettes nous changeraient les idées..."

"Des enfants marchandises"

French philosopher Sylviane Agacinski poses 11 January 2007 in Paris before attending the literary TF1 channel program

Les enfants nés de mère porteuse que L'Express a rencontrés vont bien, semble-t-il. Comme ceux que suit actuellement une équipe de chercheurs britanniques. La GPA ne serait donc pas la "barbarie" que vous dénoncez?

Sylviane Agacinski : Comme s'il fallait attendre que des troubles psychiques se déclarent pour parler d'éthique et de droit! L'importance du corps de la mère dans le développement de l'embryon n'est plus à démontrer. De même que certaines espèces d'oiseaux apprennent à chanter dans l'oeuf, les enfants enregistrent quantité de choses dès la période prénatale. Comment, dès lors, pourrait-il être sans conséquences qu'un bébé soit porté par une femme qui ne l'attend pas? De plus, le risque est grand que ces enfants se pensent comme des marchandises fabriquées pour être vendues. Enfin, ne nous leurrons pas: les femmes qui acceptent de prêter leur utérus le font pour des raisons économiques.

Notre droit et notre civilisation reposent sur la distinction entre les personnes et les biens, qui fonde notamment l'interdiction de l'esclavage. C'est parce que le corps de la femme n'est pas un instrument de travail ni une marchandise que la maternité pour autrui est interdite en France, comme dans la plupart des pays d'Europe. Une femme qui accepte une GPA consent à sa propre instrumentalisation. Or la loi a, aussi, pour fonction de protéger les individus contre des marchés dégradants et contre leur autoaliénation.

Ne pourrait-on pas tolérer la GPA dans des cas exceptionnels, comme on le fait déjà avec le don d'organes entre êtres vivants?

La demande d'enfant, en passe de devenir un véritable "droit" à l'enfant, n'est pas une urgence thérapeutique qui autoriserait à utiliser pendant neuf mois les organes d'une femme -une aliénation biologique sans précédent! Il y a là une question d'éthique. L'enjeu, dans ce débat, est le statut même de l'être humain. Il nous appartient de tracer la frontière entre ce qui est humain et ce qui ne l'est pas.

Le rapport Léonetti maintient l'interdiction des mères porteuses

mereporteuse.info

Les conclusions du rapport confirment les grands principes du droit français en matière de bioéthique. Les homosexuels restent exclus de l'assistance médicale à la procréation.

L'assistance médicale à la procréation (AMP)

Dans ses conclusions, Jean Léonetti préconise d'assouplir les conditions que les couples doivent remplir pour accéder à l'assistance médicale à la procréation. "La finalité du recours à l'AMP est d'ordre médical et la demande parentale d'un couple n'est recevable que dans ce cadre". Si les couples pacsés n'auront plus à justifier de deux ans de vie commune, les homosexuels sont exclus du débat par le terme "couple" qui implique nécessairement un homme et une femme.

Les mères porteuses

D'autre part, le rapport maintient l'interdiction de la gestation pour le compte d'autrui qui comporte un "risque de marchandisation" d'après les conclusions.

Les diagnostics avant la naissance

La mission parlementaire préconise d'inclure la trisomie 21 dans le diagnostic préimplantatoire (DPI) sous réserve de l'existence de facteurs prédisposants à cette anomalie, comme par exemple l'âge de la femme.

Les recherches sur les embryons humains

Jean Léonetti prône un maintien de l'interdiction de recherche sur l'embryon. Le clonage d'embryons humains est lui aussi proscrit.

Le don d'organes

Le rapport donne son aval aux dons croisés d'organes (sous réserve d'anonymat) ayant fait l'objet d'un consentement préalable, libre et éclairé de chaque membre des deux couples sous le contrôle du Tribunal de grande instance.

Les réactions du Parti socialiste

Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale en charge des questions de société, et Bertrand Monthubert, secrétaire national en charge de la recherche, dénoncent un rapport qui n'est pas "à la hauteur des enjeux et des espérances suscitées par la révision" de cette loi sur la bioéthique. Ils jugent le résultat "insatisfaisant", et soulignent que les députés socialistes qui ont participé aux travaux de la Commission se sont abstenus lors du vote des propostions. "Les préjugés et les réticences, en particulier à l'égard de l'homoparentalité, l'ont emporté dans bien des cas sur la légitimité des projets parentaux comme sur l'intérêt de l'enfant" écrit le PS. Pour finir, l'opposition souligne que la peur ne peut pas être un principe éthique, et que le gouvernement témoigne là "de son incapacité à prendre en compte de manière satisfaisante les progrès des sciences et des techniques et à être en phase avec les évolutions d'une société qui change."

MICHELLE STAFFORD (LES FEUX DE L’AMOUR) devient maman grâce à une mère porteuse

mereporteuse.infoSon personnage, Phyllis dans les Feux de l’Amour, est actuellement enceinte dans la série. Dans la vie, l’actrice Michelle Stafford a eu moins de chance. Après trois ans d’essais infructueux, elle avait révélé en septembre dernier avoir fait appel à une mère porteuse, pratique légale aux Etats-Unis.

Trois mois plus tard, elle est maman.

La petite Natalia Scout Lee Stafford est née lundi 21 décembre dans la soirée.

“Elle est formidable, adorable et en bonne santé, a confirmé l’attaché de presse de l’actrice au magazine People. Michelle ne pourrait être plus heureuse.”

La question des mères porteuses à nouveau devant la cour d'appel de Paris

PARIS - Sylvie et Dominique Mennesson, parents de jumelles nées en 2000 d'une mère porteuse américaine, ont poursuivi jeudi, devant la cour d'appel de Paris, leur combat pour faire inscrire leurs deux filles à l'état-civil français.

La cour se prononcera le 18 mars.

C'est grâce à Mary, une Californienne déjà mère de quatre enfants, qu'Isa et Léa ont vu le jour en 2000. Rencontrée via une agence et dédommagée à hauteur de 12.000 dollars (8.500 euros), Mary avait reçu les embryons issus d'un don d'ovocytes d'une amie du couple et des spermatozoïdes de Dominique.

Les certificats de naissance avaient alors été établis conformément à la législation californienne et les époux Mennesson désignés comme les parents. Mais, à leur retour en France où la gestation pour autrui (GPA) est illégale, la justice leur avait contesté ce droit.

Le parquet avait cherché à faire annuler la transcription sur les registres de l'état-civil français.

En décembre 2005, le TGI de Créteil avait jugé cette demande irrecevable, ce qui avait été confirmé le 25 octobre 2007 par la cour d'appel de Paris.

La cour avait notamment estimé que "la non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l'intérêt supérieur des enfants qui au regard du droit français, se verraient priver d'actes d'état civil indiquant leur lien de filiation, y compris à l'égard de leur père biologique".

Mais le 17 décembre 2008, la Cour de cassation avait donné raison au ministère public et invalidé la transcription des actes, au motif qu'elle contrariait l'ordre public.

La Cour de cassation avait alors renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Paris pour qu'elle le réexamine.

Jeudi, c'est sans surprise que le ministère public a requis l'annulation de la transcription. L'avocate des Menesson, Me Nathalie Boudjerada, a elle demandé à la cour de surseoir à statuer jusqu'à ce que les parlementaires tranchent la question.

Selon elle, mieux vaudrait attendre l'issue du débat législatif, à l'heure où "deux propositions de loi ont été déposées au Sénat", prévoyant la régularisation à posteriori des enfants nés par GPA à l'étranger.

Moi, Michelle, 37 ans mère porteuse

mereporteuse.infoAlors que la France réfléchit à légaliser la maternité pour autrui, une mère porteuse américaine témoigne de son expérience aux côtés du père des enfants qu’elle a mis au monde.

Après une première fausse couche, Michelle Thomas (photo Daniella Zalcman) a donné des naissance à des jumeaux.

Michael D., le père des jumeaux, a dépensé 100 000 dollars pour réaliser son rêve.

New York. Une femme, un homme et deux landeaux. Michelle Thomas, un petit bout de femme de 1m54 aux cheveux court et au rire franc, et Michael D., un acteur au teint hâlé, projettent à permière vue l’image de parents traditionnels. L’histoire que le couple s’apprête à partager avec la quarantaine de personnes présente en ce mercredi soir de fin juin dans une salle du centre pour gays et lesbiennes de New York, n’a pourtant rien de classique. Michael D. est homosexuel. Il a dépensé au total 100 000 dollars (103 000 francs suisses) pour avoir Dimitri et Ioanna, les jumeaux mis au monde il y a trois mois par Michelle Thomas.

La femme de 37 ans est avocate commise d’office dans le Dakota du Sud. Divorcée, elle élève seule Jacob, son fils de 6 ans et demi. “Je voulais de nouveau être enceinte mais ne souhatais plus élever un autre enfant dans ma situation, explique-t-elle. J’ai donc décidé de devenir mère porteuse”.

Michelle Thomas ne souhaite pas dévoiler combien sa maternité pour Michael D. lui a rapporté, mais affirme que le prix était conforme à ceux “du marché”. A l’heure actuelle, une mère porteuse gagne entre 25 000 et 30 000 dollars pour une première grossesse aux Etats-Unis. L’avocate l’avoue: cette rémunération a rendu la démarche intéressante. “Mais par rapport à ce que j’ai dû endurer, ce n’est pas énorme, explique-t-elle. J’ai dû me faire des injections quotidiennes dans le ventre pendant six mois avant de tomber enceinte. J’ai perdu le premier bébé et ai finalement accouché par césarienne”.

Quand il raconte la fausse couche, Michael D. se met à pleurer. “C’était horrible, mais je me dis qu’il y a une raison à tout ce qui arrive” lâche-t-il. A ses côtés, la jeune femme parle de son sentiment de culpabilité: “Contractuellement, Michael avait le droit à deux autres tentatives et j’avais peur que le problème se reproduise, glisse-t-elle. J’ai même appelé une voyante”. “Pour ma part, j’étais confiant car nous avions la Mercedes des embryons”, ajoute Michael D.

L’acteur explique avoir cherché des ovules sur internet: “Je voulais ceux d’une femme diplômée d’une grande école. Je les ai payés 20 000 dollars, soit le double du prix de marché”. Ces ovules ont ensuite été fécondés in vitro par le sperme de Michael D. et Michelle Thomas a reçu les embryons âgés de 5 jours. Le couple s’était rencontré par le biais de Circle Surrogacy, une agence basée à Boston. “Nous passons beaucoup de temps à étudier les profils des mères porteuses et ceux de nos clients”, assure Ron Poole-Dayan, responsable du marketing chez Circle Surrogacy.

Michael D. le reconnaît: toutes les expériences ne sont pas aussi heureuses que la sienne: “J’espère que vous aurez de la chance de tomber sur une femme aussi intelligente que Michelle”, lance-t-il à la vingtaine de couples gays qui assistent à la réunion. En fin d’année dernière, une mère porteuse de Floride a par exemple remporté sa bataille légale contre un couple hétéroseuxel qui l’avait engagée et utilisé ses ovules. Et c’est finalement elle qui a obtenu la garde du bébé.

Trois mois après la naissance de Dimitri et Ioanna, Michael D. et Michelle Thomas continuent à s’appeler régulièrement. “Nous ne sommes pas une famille, mais sommes liés, explique le père des jumaux. C’est important car je pourrai dire un jour à mes enfants d’où ils viennent”. De son côté, la mère porteuse pense sérieusement à “louer son ventre” une nouvelle fois.

Rent a Mama : la nouvelle télé réalitéturque à la recherche des parents et mères porteuses idéaux

mereporteuse.infoEn Turquie, la télé réalité va souvent plus loin que chez ses voisins européens. Cette année, va bientôt sortir Rent a mama, 12 mères porteuses s'y feront compétition face à 6 couples en mal d’enfants dont un seul pourra bénéficier gratuitement des services de la mère de substitution.

La chaîne Kanal T s’était déjà lancée dans un projet de télé réalité qui avait marqué les esprits en 2009. Choosing my religion proposait à 12 candidats athés de rencontrer des prêcheurs, représentants de toutes les grandes religions. Cette petite chaîne de télévision turque s’était fait connaitre à cette occasion.

Cette année, la même société de production Global Agency présidé par le sulfureux Seyhan Soylu, 36 ans, surnommé "Sisi" par la presse, ancien agent de police, ex-journaliste, transsexuel et "enfant terrible" de la nation, lance Rent a Mama.

L’émission aura comme finalité d’offrir à un couple la possibilité de bénéficier gratuitement des services d’une mère porteuse. La génitrice de substitution élue remportera 250 000 euros, prix de sa grossesse.

6 couples se feront compétition et sera élu celui choisit par les mères porteuses. Inversement, les 12 mères potentielles seront soumises au vote des futurs parents.

La télé réalité était déjà allée aussi loin avec l’émission hollandaise, laissant à un malade en phase terminale le choix de la personne à qui il ferait un don d’organe. Le programme avait choqué mais c’était là son but. Le jeu n’était en réalité qu’un canular, les producteurs cherchaient à sensibiliser le public sur les dérives de la téléréalité et les dons d’organe.

Rent a Mama risque de faire jaser la communauté médiatique internationale, nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

Mère porteuse : Sarah Jessica Parker s'y met aussi

mereporteuse.info

Alors que la question de la légalisation -ou non- des mères porteuses fait aujourd'hui débat en Europe, on constate qu'aux Etats-Unis cette pratique est toujours aussi commune, voire hype. Preuve en est : les people s'y mettent de plus en plus.

L'actrice de 44 ans Sarah Jessica Parker vient en effet de révéler qu'elle a elle-même eu recours à une mère porteuse pour donner naissance à ses deux futures jumelles, conçues à partir de ses propres gamètes et de ceux de son mari, Matthew Broderick, 47 ans.

En attendant cette naissance prévue pour juillet, la presse US s'enthousiasme sur le bonheur du couple, déjà parent d'un petit garçon de 6 ans, et lève la controverse sur l'identité de la mère en question, un peu trop rock'n roll au goût de certains.

Mais derrière ce scoop people se cache un vrai débat éthique. La mère porteuse, une jeune femme de 26 ans, aurait touché 33 000 $ pour cette naissance, alors que l'agence qui a assuré la mise en contact, 100 000 $. C'est le prix a payé pour choisir sur catalogue la femme qui portera son enfant. Et en France, allons-nous nous y mettre?

Ricky Martin papa de jumeaux par mèreporteuse

mereporteuse.info

Le chanteur latino Ricky Martin est devenu papa de jumeaux nés il y a quelques semaines par mère porteuse a déclaré son agent.

"Il y a quelques semaines, Ricky Martin est devenu l'heureux père (...) de deux fils. Les enfants, venus au monde par mère porteuse, sont en bonne santé et Ricky s'en occupe à temps plein. (...) Ricky est ravi d'entamer ce nouveau chapitre de sa vie en tant que parent et va passer le reste de l'année en dehors de la sphère publique pour passer du temps avec ses enfants" a déclaré la porte-parole du chanteur au magazine People rapporte l'AFP.

Félicitations au jeune papa et plein de bonheur à la petite famille!

Les mères porteuses: l'eldorado américain

Pour de nombreux couples stériles ou souffrant de malformations génitales, l'accès à la parentalité est un long chemin rempli d'obstacles en tout genre allant d'échecs successifs dans les tentatives de Fécondations In Vitro (FIV), aux difficultés d'accessibilité à l'adoption. Le désespoir de ces couples est tel que certains se résignent à faire appel à une mère porteuse.

Cette technique, interdite dans des pays tels que la France, est tolérée dans certains pays membres de l'Union européenne, comme la Belgique par exemple, mais fait carrément l'objet d'un véritable business dans d'autres pays comme les Etats-Unis, l'inde ou la Russie. Dans ces pays, un couple peut contacter une agence de mère porteuse ("surrogacy mother" en anglais) qui, propose au couple de choisir parmi un catalogue de mères susceptibles de porter leur enfant. Parfois en cas de stérilité sérieuse, on fait appel à un donneur de sperme et à une donneuse d'ovocyte qui sont rémunérés en compensation de leur don. Le montant pour un tel procédé aux Etats-Unis avoisine les 90000 $, mais bien souvent la première tentative n'est pas suffisante. En moyenne, il faudra compter pour un couple la modique somme de 150000 $ pour arriver à un résultat. Beaucoup de couples européens sont intéressés par le marché américain car celui-ci présente une couverture juridique allant jusqu'à permettre dans certains Etats de refuser tout droit de parentalité à la mère porteuse et ce avant-même l'accouchement. Ces couples vont parfois jusqu'à braver l'interdiction de cette pratique dans leur pays et se risquent à se voir attribuer des sanctions pénales graves par la législation de leur Pays : en France, une personne facilitant le recours pour un couple à une mère porteuse risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000ˆ d'amende. Quant au couple, celui-ci risque de grave poursuite judiciaire sur le motif de tromperie à l'état civil.

Six Français sur 10 pour la légalisation des mères porteuses

Selon les résultats du sondage rendus publics mercredi, 13% des personnes interrogées se disent "tout à fait favorables" à ce que le recours à une mère porteuse soit autorisé en France, 48% y étant "plutôt favorables".

PARIS, 28 jan 2009 (AFP) - Une majorité de Français (61%) se dit favorable à la légalisation des mères porteuses, contre 33% qui s'y montrent opposés, selon un sondage exclusif réalisé par Ipsos pour le magazine Top Santé et France 5.

La question de la légalisation de la gestation pour autrui est un des thèmes en débat dans la perspective de la révision de la loi de bioéthique, désormais attendue pour 2010.

Selon les résultats du sondage rendus publics mercredi, 13% des personnes interrogées se disent "tout à fait favorables" à ce que le recours à une mère porteuse soit autorisé en France, 48% y étant "plutôt favorables".

Les Français sont plus réservés lorsqu'il s'agit de se prononcer sur ce qu'ils feraient à titre personnel : la majorité (55%) disent ne pas envisager le recours à une mère porteuse s'ils ne pouvaient pas avoir d'enfant et seules 17% des femmes seraient prêtes à porter un enfant pour quelqu'un d'autre.

Les opposants à la légalisation mettent en avant le fait que cela représente pour eux "une commercialisation du corps humain" (52%), loin devant les conséquences psychologiques que cela impliquerait pour l'enfant (25%) ou la mère porteuse (18%).

Autre sujet en débat, l'anonymat et la gratuité des dons de sperme et d'ovocytes. La majorité des personnes interrogées sont pour le maintien de ces deux principes. 76% se disent opposés (dont 50% très opposés) au fait de rémunérer ces dons et 77% opposés à la levée de l'anonymat (44% très opposés).

Enfin, la baisse de la fertilité est jugée inquiétante par 69% des Français lorsqu'il s'agit d'eux-mêmes, la proportion d'inquiets montant à 85% lorsqu'on évoque les générations futures.

Interrogés sur les raisons qui expliquent le plus cette diminution de la fertilité, près de la moitié des sondés (45%) l'imputent à la pollution et aux pesticides, 24% à l'âge plus tardif du premier enfant et 16% à la prise régulière et prolongée d'une pilule contraceptive.

(Sondage réalisé par téléphone du 5 au 8 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.017Français âgés de 15 ans et plus). AFP

Un complot visant la mère porteuse des enfants de Sarah Jessica Parker déjoué?

mereporteuse.infoS'il l'on veut résumer les faits en termes de séries télé, c'est un peu Sex and the City à la sauce New York - Police Judiciaire.

Une enquête a été ouverte sur deux préfets de la police de l'Ohio au sujet d'un complot impliquant la femme qui porte les jumeaux de Sarah Jessica Parker et Matthew Broderick.

Les agents de la paix ont pénétré dans la maison de la mère porteuse dans l'espoir de dénicher des informations à vendre aux tabloïdes.

Shawn Hervey, le procureur du comté d'Harrison, a expliqué à E! News qu'on lui a confié une enquête dans la ville de Martins Ferry. Mais il a refusé de dire s'il s'agissait ou non de l'affaire de la mère porteuse, puisqu'il doit encore recevoir les documents concernant cette affaire.

Mais une source chargée de faire respecter la loi affirme que la police judiciaire enquêtera sur les allégations selon lesquelles le préfet de police de Martins Ferry, Barry Carpenter, et celui de Bridgeport, Chad DoJack, sont entrés par effraction dans la maison de la mère porteuse en espérant en tirer des profits financiers.

Selon la chaîne de télé locale, WTRF-TV, la mère porteuse non identifiée n'habite plus à la résidence de Martins Ferry, bien que l'on ne sache pas si elle a déménagé à cause de cet incident ou pour d'autres raisons, comme les paparazzis et les journalistes de tabloïdes qui campent devant la maison.

Sarah Jessica Parker et Matthew Broderick ont déjà tous deux protesté avec véhémence contre l'attention médiatique démesurée dont était l'objet la mère porteuse de leurs enfants, affirmant qu'elle était harcelée et que son téléphone et son ordinateur personnel avaient été piratés.

"Matthew et Sarah Jessica ont une foi inébranlable dans le système juridique", l'attaché de presse de Matthew Broderick, Simon Hall, a-t-il déclaré à E! News. "Mais parce qu'il s'agit d'une enquête criminelle, nous ne ferons pas d'autre commentaire. Tout ce que je peux dire est que toute la famille a hâte que les petites filles naissent en bonne santé cet été."

La question des mères porteuses à nouveau devant la cour d’appel de Paris

mereporteuse.info

Sylvie et Dominique Mennesson, parents de jumelles nées en 2000 d’une mère porteuse américaine, ont poursuivi jeudi, devant la cour d’appel de Paris, leur combat pour faire inscrire leurs deux filles à l’état-civil français.

La cour se prononcera le 18 mars.

C’est grâce à Mary, une Californienne déjà mère de quatre enfants, qu’Isa et Léa ont vu le jour en 2000. Rencontrée via une agence et dédommagée à hauteur de 12.000 dollars (8.500 euros), Mary avait reçu les embryons issus d’un don d’ovocytes d’une amie du couple et des spermatozoïdes de Dominique.

Les certificats de naissance avaient alors été établis conformément à la législation californienne et les époux Mennesson désignés comme les parents. Mais, à leur retour en France où la gestation pour autrui (GPA) est illégale, la justice leur avait contesté ce droit.

Le parquet avait cherché à faire annuler la transcription sur les registres de l’état-civil français.

En décembre 2005, le TGI de Créteil avait jugé cette demande irrecevable, ce qui avait été confirmé le 25 octobre 2007 par la cour d’appel de Paris.

La cour avait notamment estimé que "la non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l’intérêt supérieur des enfants qui au regard du droit français, se verraient priver d’actes d’état civil indiquant leur lien de filiation, y compris à l’égard de leur père biologique".

la Cour de cassation avait donné raison au ministère public et invalidé la transcription des actes, au motif qu’elle contrariait l’ordre public.

La Cour de cassation avait alors renvoyé le dossier devant la cour d’appel de Paris pour qu’elle le réexamine.

Jeudi, c’est sans surprise que le ministère public a requis l’annulation de la transcription. L’avocate des Menesson, Me Nathalie Boudjerada, a elle demandé à la cour de surseoir à statuer jusqu’à ce que les parlementaires tranchent la question.

Selon elle, mieux vaudrait attendre l’issue du débat législatif, à l’heure où "deux propositions de loi ont été déposées au Sénat", prévoyant la régularisation à posteriori des enfants nés par GPA à l’étranger.